Industries les plus à risque

La Covid-19 a eu jusqu'à présent de nombreux impacts sur nos vies, que ce soit sur nos proches, sur nos façons de vivre ou dans la sphère économique. Quel est l'impact à présent sur le marché immobilier ?

Industries les plus à risque

Marché de l’emploi

La RMR de Montréal, avec une population d’environ quatre millions d'habitants, est la deuxième plus grande région métropolitaine au Canada et est également un important centre donnant accès au cœur industriel de l’Amérique du Nord grâce à son port maritime du Saint-Laurent. Montréal représente près de la moitié de la population et de l’emploi au Québec ; il s’agit alors d’un important moteur de la croissance économique pour la province.

Depuis 2014, la croissance de l’emploi à Montréal était forte avec un taux de 1% annuellement. En 2019, elle a même connu une hausse encore plus importante. Cependant, la crise du coronavirus COVID-19 est venue perturber cette hausse du nombre d’emploi.

 [1]http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/MTL_STATS_FR/MEDIA/DOCUMENTS/EPA_MAI%202020.PDF

Les perspectives initiales de l’emploi en 2020 étaient positives supportées par les différents chantiers en cours et prévus notamment l’aéroport, le Pont-Tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, le Réseau express métropolitain et l’extension prévue de la ligne bleue du métro de Montréal. Il y a quand même eu un ralentissement de l’économie causé par la pandémie du COVID-19. Toutefois en date des présentes, elle semble redémarrer.

Bien que le Québec et les résidences de personnes âgées ont cumulé un nombre de cas positifs au virus et un nombre de décès plus important que l’Ontario, les dernières données de Statistique Canada publiées le 5 juin 2020 ont revélé que le marché québécois de l’emploi a été beaucoup moins touché que les autres grandes provinces canadiennes. Il aurait eu une baisse de seulement 2,8 % de l’activité du marché du travail en comparant mai 2020 à mai 2019. De leurs côtés, les provinces de l’Ontario, de l’Alberta et  de la Colombie-Britanique auraient subi un impact quasi double. Cela s’expliquerait probablement par les différents travaux d’infrastructure ainsi que par les nouveaux joueurs de l’intelligence artificielle et du commerce en ligne. L’expansion d’Amazon à Laval avec un bail de 240 000 pieds carrés sur 7 ans, qui a été conclue alors que nous étions dans un contexte de pandémie (mai 2020) pour y établir un nouveau centre de distribution, vient témoigner que le marché industriel est encore en demande. Ainsi le secteur des technologies continue à créer de l’emploi.

Impact économique

Selon la note économique COVID-19 de la communauté métropolitaine de Montréal, différentes études ont modélisé l’impact économique des pandémies des dernières décennies (Grippe espagnole, SRAS et H1N1). Elles sont assez unanimes sur un fait: bien que l’impact sur le PIB puisse varier de 1% à 5% dans le cas d’une pandémie très sévère, le recul de la première année est presque entièrement rattrapé l’année suivante. Ainsi, nous devrions assister à une baisse d’activité importante mais contrôlée. En fait, un bon nombre de transactions des consommateurs seront reportées à la fin du confinement (présentement). Toutefois le retour des voyageurs et investisseurs étrangers pourra prendre plus de temps. 

Il faut dire que les gouvernements du monde entier ont déjà alloué plus de 13 000 milliards de dollars pour stabiliser l’économie et relancer sa croissance. Une question se pose toutefois, est-ce que ces investissements sont dirigé vers les bonnes entreprises ou est-ce simplement un respirateur artificiel reportant simplement la mort déjà certaine de plusieurs entreprises ? Sans aller dans les détails de la micro-économie, le secteur d’activités dans lequel le bien immobilier évolue servira directement à établir nos différentes hypothèses pour déterminer sa valeur marchande. Afin de vous aider à visualiser le risque et l'impact sur le marché immobilier, référez vous à l'image de l'article. Il s'agit du graphique produit par Mckinsey & Company sur les différentes sphères d’activités selon leur impact du COVID-19 et leur opportunité à utiliser cette crise comme catalyseur. Par exemple, une usine de vêtements se lançant dans la création de masques (U) ou une usine de moteurs automobiles profitant de l’opportunité pour produire des respirateurs artificiels.(Q). (Voir image de l'article ou le lien au bas du texte)

https://www.mckinsey.com/~/media/McKinsey/Business%20Functions/Risk/Our%20Insights/COVID%2019%20Implications%20for%20business/COVID%2019%20June%2018/SVGZ-COVID19-June18-Ex1.svgz

En conclusion, les secteurs les plus touchés seront les bâtisses abritant l'industrie du détail (à l'exception des commerces d'alimentation et pharmacies), celles dont les locataires évoluent dans l'art ou l'amusement (théâtres, cinémas, gyms, etc.), les hôtels et les restaurants. Le virage vers le commerce en ligne déjà amorcé par plusieurs commerçants, permettra certainement à quelques-uns de survivre et se démarquer à plus long terme. Toutefois, nous nous attendons tout de même à voir une transformation des surfaces de ventes vers de l'entreposage. 



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